L’activiste et inspecteur des droits humains auprès de la BIDH-RDC, Grace Kombi Delapaix, appelle à la libération immédiate et inconditionnelle de Clovis Mutsuva, militant du mouvement citoyen LUCHA, détenu dans un contexte marqué par les revendications citoyennes sur la situation sécuritaire dans la région de Beni.
Dans un plaidoyer intitulé « Libérez Clovis Mutsuva : quand la détention d’un activiste compromet la paix et la justice à Beni », Grace Kombi Delapaix dénonce ce qu’il considère comme une atteinte aux libertés fondamentales et aux principes de l’État de droit en République démocratique du Congo.
Selon lui, les manifestations pacifiques et les alertes lancées par les citoyens face à l’insécurité relèvent des droits constitutionnels et ne devraient pas entraîner des arrestations arbitraires ni des détentions prolongées.
L’inspecteur des droits humains critique également le recours aux juridictions militaires pour juger des activistes civils. Il estime que cette pratique soulève des préoccupations au regard des garanties judiciaires et des engagements internationaux de la RDC en matière de droits humains.
Dans une région de Beni toujours confrontée aux violences des groupes armés, Grace Kombi Delapaix considère que la détention de Clovis Mutsuva risque d’affaiblir la confiance entre la population et les autorités chargées d’assurer sa protection. Il appelle notamment le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Somo Kakule Évariste, à veiller au respect des libertés publiques.
À travers son plaidoyer, il formule trois principales revendications : la libération immédiate et inconditionnelle de Clovis Mutsuva, l’abandon des charges retenues contre les militants pro-démocratie et les défenseurs des droits humains, ainsi que la garantie effective des libertés individuelles et publiques en RDC.
Pour Grace Kombi Delapaix, l’engagement citoyen en faveur de la paix et de la justice doit être protégé plutôt que réprimé.

