Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a transmis à l’Assemblée nationale les éléments de réponse à la question écrite du député national Crispin Mbindule Mitono concernant l’application de la loi relative au secteur de l’électricité et la gestion de ce secteur dans la ville de Butembo, au Nord-Kivu. Le document aborde notamment les conflits de périmètres entre opérateurs, l’interconnexion des réseaux, la régulation des tarifs et le déficit énergétique en ville de Butembo.
Dans sa réponse, le ministre indique avoir institué, par arrêté ministériel du 15 juin 2026, un comité chargé du suivi, de la régulation et de l’harmonisation des activités des opérateurs électriques au Nord-Kivu. Son opérationnalisation est encore en cours.
Par ailleurs, une mission de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE), menée à Beni et à Butembo du 29 août au 8 septembre 2026, a notamment porté sur l’examen des activités de Congo Full Power SARL, ENK SARL et REDD, les éventuels chevauchements des périmètres de distribution et la régularisation de la situation des opérateurs. Le rapport de mission recommande notamment de clarifier les périmètres de distribution et de renforcer la coordination entre les autorités nationales et provinciales.
S’agissant de l’interconnexion des réseaux, Aimé Sakombi Molendo rappelle qu’elle doit respecter les exigences légales, techniques et contractuelles. Il souligne que les réseaux d’ENK, de Congo Full Power et de REDD fonctionnent respectivement sous des tensions de 30 kV, 15 kV et 11 kV, ce qui nécessite des études techniques préalables et d’éventuelles adaptations. Le ministre précise également que les informations disponibles ne permettent pas de confirmer qu’une demande commune d’interconnexion a été officiellement soumise à l’ARE.
Sur la tarification, il affirme qu’ENK ne dispose pas encore de tarifs homologués et qu’un examen de sa grille tarifaire est nécessaire. Enfin, face au déficit énergétique de Butembo, estimé à plus de 100 MW selon les constats des missions de terrain, le ministère dit privilégier l’accroissement de l’offre d’électricité, la régularisation des opérateurs et l’encouragement de nouveaux investissements, dans le respect de la législation en vigueur.

