Par Azarias Mokonzi, journaliste d’investigation et chercheur en droit international
Alors que le Rwanda mène une guerre par procuration via le M23, la RDC souffre d’une fracture profonde de sa classe politique. La majorité présidentielle tente de monopoliser le pouvoir, L’opposition se concentre sur le départ du président, ignorant la gravité de la menace militaire et humanitaire. Cette division profite aux rebelles, qui tuent, pillent et détruisent écoles et hôpitaux, tandis que certains acteurs politiques évitent de désigner les responsables des crimes.
Seuls Martin Fayulu et Denis Mukwege dénoncent systématiquement ces atrocités. Gouvernance défaillante : le peuple abandonné Pendant ce temps, la RDC subit une gouvernance délétère : dilapidation des fonds publics, népotisme et tribalisme, corruption et détournements massifs. Le peuple vit dans la misère et l’indifférence, alors que les luttes de pouvoir personnelles continuent de primer sur la défense du territoire et des citoyens.
Urgence nationale : former un front patriotique uni
Azarias Mokonzi exhorte tous les leaders politiques à mettre de côté leurs différends et à se mobiliser pour l’intégrité et l’unité du pays : « Le Rwanda nous mène une guerre de prédation territoriale. Pour nous affaiblir, il sème la division. Il est impératif de souder nos efforts pour remporter cette lutte vitale. »
Un message à la fois au peuple et au président
Le départ du président Tshisekedi doit se faire démocratiquement, sans compromettre l’unité nationale, afin d’éviter toute balkanisation du territoire. Message direct au président Tshisekedi Mokonzi interpelle le chef de l’État : « Dépassez votre ego et écoutez les observations, même celles de vos opposants. Ce pays ne vous appartient pas en exclusivité. Mettez de côté l’orgueil du pouvoir et agissez pour le Congo et son unité. » Il insiste sur l’importance d’un dialogue national pour préserver l’unité et la souveraineté du pays.
Le journaliste rappelle que l’unité et la souveraineté de la RDC ne sont pas l’apanage d’un clan, mais la responsabilité de tous les Congolais. La priorité est une mobilisation citoyenne et patriotique pour défendre le pays contre toute agression extérieure et garantir l’intégrité de ses frontières.

