Le mouvement citoyen UJAMAA Lubero exige de l’État congolais la prise en charge des sept enfants laissés orphelins par Mbusa Yakobo Kasoyia, décédé après avoir été atteint par balle. Le mouvement s’oppose, pour l’instant, à l’inhumation du défunt et demande des engagements écrits des autorités avant l’organisation des funérailles.

Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 8 octobre, UJAMAA affirme que le corps de Mbusa Yakobo reste à la morgue. Le mouvement demande notamment à l’État congolais de s’engager officiellement à assurer la scolarité des sept orphelins jusqu’au niveau du master. Il exige que cet engagement soit formalisé par écrit et signé par les autorités compétentes.
Au-delà de la prise en charge des enfants, UJAMAA met directement en cause la responsabilité de l’État dans la gestion de cette affaire. Le mouvement considère que la mort de Mbusa Yakobo, présenté comme ayant été tué par balle par un militaire des forces armées de la République Démocratique du Congo, appelle des explications et des engagements de la part des autorités.
UJAMAA dénonce notamment ce qu’il qualifie de silence du commandant de l’axe des Forces armées de la RDC (FARDC) et demande son départ immédiat de Lubero.
Le mouvement formule également une troisième exigence : le retrait des militaires des maisons des habitants. UJAMAA estime que la présence de soldats dans les habitations constitue une situation qu’il faut faire cesser immédiatement.
Ces accusations et demandes sont formulées par UJAMAA et ne constituent pas, à ce stade, une conclusion judiciaire sur les responsabilités individuelles dans la mort de Mbusa Yakobo.
« Tant que l’État ne s’engage pas, nous ne pouvons jamais accepter toute manipulation », affirme UJAMAA, qui présente ses trois revendications comme des conditions non négociables avant l’inhumation du défunt.
Le mouvement appelle ainsi les autorités congolaises à apporter une réponse formelle à la famille de Mbusa Yakobo Kasoyia et à garantir la prise en charge de ses sept enfants. Pour UJAMAA, l’engagement de l’État doit également permettre de faire la lumière sur les circonstances de cette mort et de déterminer les responsabilités conformément à la loi.

