La scène du Complexe Scolaire Sainte Croix a vibré ce dimanche 25 mai 2025 au rythme de l’émotion, du suspense et de la tragédie. La troupe théâtrale « Les Passionnés des belles lettres » a présenté avec brio la pièce Amour et Préjugés, une œuvre poignante signée Wembo Osako.
Devant un public composé d’élèves, d’enseignants, de parents et de curieux venus de divers quartiers, les jeunes comédiens ont offert une prestation captivante autour d’un récit mêlant amour, inégalités sociales et résistances culturelles.
La pièce raconte l’histoire de Mote, un jeune garçon issu d’un milieu modeste, et de Shaman, la fille d’un riche et influent homme d’affaires, Mutamba. Malgré l’écart abyssal entre leurs classes sociales, les deux jeunes s’aiment passionnément et décident de s’unir, contre vents et marées.
Mais leur amour est loin d’être un long fleuve tranquille. Le père de Shaman, attaché aux valeurs traditionnelles et animé par les préjugés, s’oppose farouchement à cette union. Il a déjà prévu un mariage d’intérêt entre sa fille et un riche prétendant plus âgé. De l’autre côté, le père de Mote, ouvrier dans l’entreprise de Mutamba, est tout aussi réticent face à cette relation jugée impossible.
Pris en étau entre amour et pression familiale, les deux amoureux tentent de braver l’ordre établi. Mote, aidé de ses amis Sanki et Mpila, finit par déclarer sa flamme à Shaman. Touchée, celle-ci lui rend son amour, malgré les menaces et humiliations.
L’histoire prend une tournure dramatique lorsque Mote est arrêté sur ordre du père de Shaman. Pour sauver son amant, cette dernière accepte d’épouser le prétendant choisi par sa famille, à condition que Mote soit libéré. Un sacrifice déchirant.
Mais l’amour véritable ne meurt jamais. Peu avant son mariage, Shaman, dévastée par cette séparation forcée, met fin à ses jours. À la découverte du drame, Mote, effondré, choisit de la rejoindre dans la mort.
Amour et Préjugés est bien plus qu’un simple drame romantique. C’est une dénonciation des barrières sociales qui brisent les rêves et des traditions qui sacrifient l’amour sur l’autel de la richesse et du pouvoir.
La mise en scène, sobre mais efficace, a su faire ressortir toute la tension dramatique de l’œuvre. Les jeunes élèves du Complexe Scolaire Sainte Croix ont livré une performance saluée par les spectateurs, entre émotion, indignation et admiration.
Avec cette pièce, la troupe « Les Passionnés des belles lettres » confirme son engagement à aborder des thèmes profonds et actuels. Dans un contexte où les inégalités sociales restent criantes, leur voix résonne avec force : l’amour, libre et sincère, mérite de triompher au-delà des barrières imposées par la société.


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Par cette synthèse, nous venons d’apprendre et de goûter déjà à cette scène. La vie traditionnelle est en conflit avec celle d’aujours c’est-à-dire la vie moderne sur curtains aspects .