Le ministère rwandais des Affaires étrangères accuse dans un communiqué de ce 10 Décembre les armées de la RDC (FARDC) et du Burundi (FDNB) de violer le cessez-le-feu inscrit dans les Accords de Washington, rejetant toute responsabilité dans les combats en cours au Sud-Kivu.
Selon Kigali, les FARDC et le FDNB, avec l’appui de milices FDLR, de Wazalendo et de mercenaires étrangers, mèneraient des bombardements contre des villages proches de la frontière rwandaise à l’aide de drones d’attaque et d’avions de chasse. Le Rwanda affirme que ces offensives profiteraient à l’AFC/M23.
Afflux de déplacés vers le Rwanda
Le communiqué indique que plus de 1 000 Congolais ont franchi la frontière pour se réfugier à Bugarama, où ils ont été accueillis au camp de transit de Nyarushishi. Kigali accuse aussi l’armée burundaise de masser des troupes dans le Sud-Kivu et dénonce les violences commises contre des civils banyamulenge à Minembwe.
La RDC accusée de rejeter le cessez-le-feu
Kigali soutient que la RDC a annoncé qu’elle ne respecterait pas le cessez-le-feu et qu’elle poursuivrait les combats pour reprendre les zones contrôlées par l’AFC/M23. Le Rwanda reproche également à Kinshasa de ne pas avoir neutralisé les FDLR, comme prévu dans l’Accord de Paix de juin 2025.
Appel au respect des accords
Le Rwanda considère ces violations comme un obstacle majeur aux efforts de paix et un risque pour la sécurité régionale. Il appelle à un retour à l’application complète des Accords de Washington et à la finalisation des annexes de l’Accord de Doha entre la RDC et l’AFC/M23.