RDC : Patrick Munyomo évoque le changement de la Constitution et réaffirme sa loyauté au Président Félix Tshisekedi

La question sensible de la révision de la Constitution en République démocratique du Congo refait surface dans le débat national. Elle a été relancée par le député Patrick Munyomo, membre de l’AFDC-A, lors d’une conférence de presse tenue le 11 avril 2026 à Kinshasa, dans un contexte de tensions politiques et de crise sécuritaire à l’Est.

D’entrée de jeu, l’élu de Goma a clarifié sa position face au sénateur Bahati Lukwebo, affirmant ne pas être en rupture personnelle avec lui, tout en se désolidarisant de ses propos jugés contraires à la ligne du Président Félix Tshisekedi et de l’Union sacrée de la Nation.

Se disant « républicain et libre de s’exprimer », Patrick Munyomo a insisté sur la responsabilité individuelle des acteurs politiques, reconnaissant que certaines déclarations ont suscité des remous au sein de la majorité.

Mais c’est surtout sa position sur la Constitution qui a marqué les esprits. Dans un ton direct, il a déclaré que « la Constitution n’est pas une bible », estimant qu’elle peut évoluer selon les circonstances. Il a évoqué à cet effet les précédents sous Mobutu Sese Seko et Joseph Kabila, qui avaient procédé à des modifications constitutionnelles durant leurs mandats.

Pour lui, la révision constitutionnelle ne devrait pas être un sujet tabou, rappelant qu’il s’agit d’une « œuvre humaine », tout en précisant que toute réforme devrait respecter les valeurs défendues par l’Union sacrée.

Ces propos interviennent dans un climat où toute évocation de changement constitutionnel suscite des inquiétudes, certains y voyant un risque pour les équilibres institutionnels, notamment en lien avec les mandats présidentiels.

Par ailleurs, le député est revenu sur la situation sécuritaire à l’Est, qualifiant Goma de « ville-martyre ». Il a exprimé sa solidarité envers les populations victimes des violences attribuées aux groupes armés, dont le M23-AFC, et annoncé une mission prochaine en Ouganda pour rencontrer des réfugiés congolais, avec une aide estimée à 200 000 dollars.

Se faisant le relais du message du Chef de l’État, il a assuré que Félix Tshisekedi œuvre pour un retour de la paix, évoquant la reprise des pourparlers avec les groupes rebelles.

Entre tensions politiques, crise sécuritaire et débat sur la Constitution, la scène politique congolaise entre dans une phase délicate, où chaque prise de position pourrait influencer l’avenir institutionnel du pays.

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