Une semaine avant le massacre de plus de 44 fidèles catholiques à la paroisse Bienheureuse Anuarite Nengapeta de Komanda (Ituri), l’ambassade des États-Unis à Kinshasa avait émis une alerte de sécurité. Publiée le 23 juillet 2025, cette alerte mettait en garde contre une possible attaque terroriste visant des lieux de culte en République démocratique du Congo, autour du 20 juillet.
« L’ambassade des États-Unis a reçu des informations selon lesquelles des extrémistes pourraient projeter une attaque contre des lieux de culte à Kinshasa ou ailleurs dans le pays », indiquait le communiqué officiel publié sur le site de la mission diplomatique américaine.
Le 28 juillet 2025, cette menace s’est tristement matérialisée dans la localité de Komanda, en chefferie de Walese Vonkutu (territoire d’Irumu, Ituri), où les rebelles des Forces Démocratiques Alliées (ADF), affiliés à l’État islamique via l’ISCAP, ont attaqué une paroisse catholique, tuant brutalement plus de 44 personnes.
Ce décalage entre l’alerte diplomatique et la réaction des autorités congolaises relance de vives interrogations sur la chaîne de prévention, la gestion du renseignement, et la protection effective des populations, notamment dans les zones à haut risque.
De nombreux citoyens et leaders communautaires, comme le député Crispin Mbindule, ont dénoncé la lenteur de l’intervention des FARDC et de l’UPDF, pourtant déployées dans cette zone dite « opérationnelle