Basé à Beni, le journaliste et activiste Azarias Mokonzi a adressé une correspondance au gouverneur de la province du Nord-Kivu pour dénoncer la prolifération de boissons alcoolisées toxiques dans la région.
Dans sa lettre, il décrit ce phénomène comme une « guerre silencieuse » contre la jeunesse locale. Il affirme notamment : « Depuis plusieurs années, la région de Beni, déjà meurtrie par une insécurité caractérisée par des tueries de masse, fait face à un autre fléau : l’alcoolisme dévastateur chez les jeunes. »
Selon lui, ces boissons, souvent importées ou inspirées de produits en provenance de l’Ouganda, circulent largement dans les milieux urbains et ruraux. Il déclare : « Ces produits deviennent une véritable arme de guerre silencieuse. »
Le journaliste-activiste indique que les conséquences sont déjà visibles dans plusieurs zones de Beni : « Cette consommation a déjà coûté la vie à de nombreux jeunes, notamment dans les secteurs de Rwenzori, Beni-Mbau, Bashu et Watalinga. »
Pour lui, il ne s’agit pas uniquement d’un problème de santé publique, mais d’une menace plus large : « Cette situation constitue une menace directe contre la force vive de notre nation. »
Dans sa correspondance, Azarias Mokonzi propose plusieurs mesures urgentes, notamment : « l’interdiction formelle de l’importation de ces boissons via la frontière ougandaise » et *« le renforcement des contrôles et la création d’une brigade spéciale pour démanteler les réseaux ». *