Le député provincial élu de Butembo, Bienvenu Lutsumbi, a saisi la Ministre d’État en
charge des Affaires étrangères pour dénoncer la surfacturation observée dans la procédure
d’obtention du passeport biométrique en ville de Butembo et Beni.
Dans une correspondance datée du 29 octobre 2025, le député salue d’abord la décision du
gouvernement d’avoir déployé une équipe de capture des passeports dans la zone
Butembo–Beni, une réponse longtemps attendue par la population. Il reconnaît les efforts du
ministère pour moderniser le processus, notamment la numérisation, la bancarisation du
paiement et la transparence accrue dans la délivrance du passeport congolais.
Cependant, l’élu de Butembo déplore une dérive tarifaire sur le terrain : malgré le tarif officiel
fixé à 75 USD, plusieurs demandeurs affirment devoir débourser jusqu’à 225 USD. Il cite une
série de frais parallèles injustifiés, tels que :
- 20 USD pour l’identification à la DGI,
- 20 USD pour l’enregistrement en ligne,
- 5 à 20 USD pour la facilitation à la banque,
- 20 USD pour l’alignement à la capture,
- 30 USD à l’ANR au lieu de 5 USD,
- 40 USD pour la capture biométrique,
- et 10 USD pour le retrait
Selon le député, cette surfacturation constitue une injustice sociale envers une population déjà
éprouvée par la guerre, la crise économique et l’insécurit²é persistante.
Pour y remédier, Bienvenu Lutsumbi demande à la Ministre :
- De mettre fin à toutes les formes de frais parallèles et d’imposer le respect du tarif officiel
; - De faire supporter à l’État les frais de mission et d’hébergement des équipes déployées ;
- De renforcer la collaboration interinstitutionnelle afin d’accélérer l’obtention du NIF ;
- D’améliorer l’assistance aux demandeurs souvent mal informés ;
- D’autoriser la formation d’une équipe locale d’informaticiens pour appuyer
techniquement la mission sur place.
Le député conclut en appelant à une administration moderne, équitable et transparente, capable
de restaurer la confiance de la population envers les services publics de l’État.
Le député conclut en appelant à une administration moderne, équitable et transparente, capable
de restaurer la confiance de la population envers les services publics de l’État.