La Dynamique de Femmes pour la Bonne Gouvernance (DYFEGOU) tire la sonnette d’alarme face à ce qu’elle qualifie de génocide silencieux en cours dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Selon cette organisation féminine, les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri continuent de subir de graves violations des droits humains, marquées par des tueries, des viols et des déplacements massifs de populations.
« Que ce soit à Goma, Rutshuru, Masisi, Walikale, Beni ou Lubero, la population vit sous la menace constante des rebelles du M23 et des terroristes islamistes ADF », déplore la DYFEGOU dans une déclaration rendue publique ce samedi 11 octobre à Butembo, à l’issue d’une rencontre avec des familles rescapées de ces violences.
La coordinatrice de la DYFEGOU, Madame Rose Tuombeane, a dressé un tableau sombre de la situation sécuritaire et humanitaire dans les territoires de Lubero et de Beni. Elle appelle le gouvernement congolais, ainsi que le Fonds National de Réparation des Victimes (FONAREV), à agir urgemment en faveur des populations vulnérables.
Sur place, les témoignages des survivantes révèlent l’ampleur du drame : veuves, femmes victimes de viols, orphelins et déplacés racontent leur misère quotidienne, conséquence directe de la guerre du M23 et de l’activisme persistant de l’ADF. Ces victimes appellent de toutes leurs forces au retour de la paix et à la justice pour les crimes commis.
Engagée dans la résilience communautaire, la DYFEGOU accompagne ces femmes à travers des programmes d’intégration sociale et solidaire. L’organisation affirme poursuivre son travail d’encadrement dans les zones affectées, afin de redonner espoir et reconstruire l’avenir des survivantes.