13 comités locaux de gestion de réponses aux doléances autour des infrastructures rurales ont pris part à une formation organisée dans les territoires de Lubero, Beni et Walikale, dans le cadre du Projet d’Appui au Secteur Agricole au Nord-Kivu (PASA-NK), financé par le Fonds international de développement agricole (FIDA), l’OPEC Fund, le gouvernement Congolais et les bénéficiaires. Cette initiative vise à renforcer la redevabilité du projet vis-à-vis de la communauté bénéficiaire et présente un espace où la population s’exprime librement autour de la question liée aux travaux des infrastructures rurales.

Organisée du 22 avril au 09 mai 2026, cette formation a permis à 70 participants, dont 63 membres de comités et 7 Environnementalistes de 3 entreprises recrutées pour les travaux. En territoire de Lubero, quatre comités locaux installés ont été formé le vendredi 08 mai. Les participants provenaient notamment de Vuyinga, Mabambi, Musighiri et Maboya.
Pour l’ensemble de la province, les bénéficiaires ont été répartis en trois sites : 33 participants pour Walikale, 10 pour Beni et 20 pour Lubero. Les travaux ont porté sur plusieurs modules liés à la gestion des plaintes et au suivi des infrastructures rurales.

Les séances ont notamment abordé les concepts de gestion des infrastructures routières, le rôle des comités de gestion et de suivi des ouvrages, l’introduction au Mécanisme de Réponse aux Doléances (MRD), ainsi que les techniques de réception, d’analyse, de classification et de traitement des plaintes.
Les formateurs ont également insisté sur le suivi des plaintes et la rétroaction aux plaignants, afin d’améliorer la transparence et la communication entre les communautés et les structures intervenant dans le projet PASA-NK.
D’après l’Ir. Jonas Jariekonga, point focal des sauvegardes environnementales du PASA-NK et Responsable de la Planification, Suivi et Evaluation, cette formation vise notamment « à améliorer les capacités des participants à gérer rapidement et efficacement les doléances de la population bénéficiaires des actions du projet, à renforcer les compétences en communication et redevabilité mutuelle ainsi qu’à assurer une coordination efficace entre les comités de gestion et les entreprises exécutantes des travaux».

L’équipe de formation était composée de plusieurs experts, notamment par l’Ir. Jonas Jariekonga, point focal des sauvegardes environnementales du PASA-NK, Claude Nyongolo, Expert Environnementaliste à l’Agence Congolaise de l’Environnement ainsi que Modeste Mbandu, environnementaliste de l’AMO.
Les bénéficiaires ont salué cette initiative, estimant qu’elle constitue un pas important vers une meilleure implication des communautés dans la gestion des routes et autres infrastructures de base.
Réactions des bénéficiaires
Le chef de localité de Vuyinga, Katsongo Pélé, a salué la mise en œuvre de cette formation, soulignant qu’elle permettra de mieux résoudre les différents problèmes communautaires liés au projet.

De son côté, Mme Mathe Eugénie, membre d’une organisation paysanne affiliée à Sydip, a indiqué que cette initiative constitue « une réponse à un besoin réel des communautés en matière de gestion participative et de suivi des infrastructures ».
Pour Mwammini Kalwana, responsable des sauvegardes environnementales au sein de Jerryson Construction, entreprise chargée de l’exécution des travaux de la route Musingiri–Vuyinga longue de 31,100 km, ce comité jouera un rôle clé : il permettra de collecter les problèmes rencontrés sur le terrain et de faciliter la réparation des victimes, notamment les champs affectés par les travaux routiers.