Quelques jours après la signature de l’accord d’interconnexion conclu à l’issue du Forum sur la desserte en eau et en électricité de la ville de Butembo, des réserves sont exprimées par deux des parties signataires.
Dans des correspondances datées du 17 juillet 2026 et adressées aux autorités compétentes, Congo Full Power (CFP) et REED/Diocèse de Butembo-Beni affirment que leurs représentants n’auraient pas signé le document dans des conditions de consentement libre. Les deux structures demandent que leur version des faits soit prise en considération.
Dans sa correspondance adressée au Président de la République, Congo Full Power indique que son représentant aurait subi d’importantes pressions au moment de la signature de l’accord. L’entreprise soutient que cette situation serait contraire au principe du consentement libre qui doit régir toute convention et estime qu’elle porte atteinte à la liberté d’entreprendre.
De son côté, REED/Diocèse de Butembo-Beni affirme que son coordonnateur des projets, l’abbé Jean Berchmans Paluku Mukwemulere, aurait été amené à signer le document alors qu’il avait indiqué ne pas disposer de l’habilitation nécessaire pour engager l’institution. Selon la structure, seul l’évêque du diocèse de Butembo-Beni est habilité à prendre une décision de cette nature.
Les deux opérateurs estiment que l’interconnexion avec Énergie du Nord-Kivu (ENK) leur aurait été imposée. Ils évoquent également la décision du ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité du 5 février 2026, qui avait levé les restrictions administratives visant Congo Full Power et d’autres sociétés opérant à Butembo.
Jusqu’à présent, les autorités provinciales n’ont pas encore réagi publiquement à ces allégations. Leur version des faits est donc attendue afin d’éclairer l’opinion sur ce dossier.

