Les prêtres du diocèse de Bunia ont pris position face à la recrudescence des violences en Ituri. Dans une déclaration rendue publique, ils dénoncent la détérioration dramatique de la situation sécuritaire et interpellent aussi bien les autorités nationales qu’internationales.
La paroisse de Lopa a récemment subi une incursion armée de la milice URDPC/CODECO, marquée par la profanation des lieux de culte, des pillages et des violences. À Komanda, une attaque attribuée aux « terroristes ADF » a coûté la vie à plus de 40 fidèles et provoqué l’enlèvement de plusieurs enfants et jeunes.
Les prêtres pointent du doigt l’inefficacité des forces de sécurité, allant jusqu’à accuser certains éléments des FARDC de complicité avec les groupes armés. Ils estiment que l’État de Siège, en vigueur depuis quatre ans, a échoué, notant que les milices se sont multipliées et renforcées sous ce régime. La MONUSCO, présente depuis un quart de siècle, est qualifiée de simple « spectatrice » des massacres.
Dans leur déclaration, les prêtres exigent :
la levée immédiate de l’État de Siège ;
la fin de toute complicité entre forces armées et milices ;
le départ de la MONUSCO ;
le désarmement inconditionnel des groupes armés ;
la fermeture de la Radio-Télévision FARDC-Ituri (RTFI), accusée de propager des discours de haine et de division.
Un appel à la paix
Enfin, un appel pressant à la prière a été lancé pour que cessent les massacres et que la paix revienne dans la province meurtrie de l’Ituri.
La Rédaction