Cédric Bakambu : “Nous ferons tout pour ramener la RDC à la Coupe du Monde”

La République Démocratique du Congo n’a plus participé à une Coupe du Monde de la FIFA depuis 1974, en Allemagne de l’Ouest. À l’époque, le pays, alors appelé Zaïre, avait connu une compétition difficile, ponctuée de trois défaites en autant de matchs.
Cinquante ans plus tard, les Léopards n’ont jamais semblé aussi proches d’un retour sur la scène mondiale.

Malgré la défaite 3-2 face au Sénégal le 9 septembre dernier au Stade des Martyrs, l’attaquant Cédric Bakambu reste optimiste.

« Nous sommes toujours sur la bonne voie, même après notre défaite contre le Sénégal. Là où il y a de la vie, il y a de l’espoir », confie l’avant-centre de 34 ans, auteur du premier but lors de cette rencontre.

Les hommes de Sébastien Desabre, actuellement à deux points des Lions de la Teranga, devront battre le Togo et le Soudan tout en espérant un faux pas du Sénégal pour conserver leurs chances de qualification. Bakambu, lui, garde foi en l’équipe :

« Peu importe que nous nous qualifiions directement ou par les barrages. L’objectif reste le même. Ce ne sera pas facile, mais nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir. »

« Le Sénégal est la meilleure équipe d’Afrique »

Reconnaissant la qualité de l’adversaire, Bakambu n’hésite pas à saluer la performance des Sénégalais :

« Pour moi, le Sénégal est la meilleure équipe d’Afrique. Cela se sentait sur le terrain. Ils savent jouer sur la plus grande scène du monde. Chapeau bas à eux. Venir obtenir un résultat au Stade des Martyrs, ce n’est pas rien. »

Malgré la défaite, le public congolais a vibré tout au long de la soirée. Une ambiance qui a profondément marqué le buteur :

« Je joue en équipe nationale depuis plus de dix ans et je n’avais jamais vu le Stade des Martyrs dans une telle effervescence. C’était incroyable de marquer deux buts devant un public à guichets fermés. Même si nous n’avons pas gagné, j’espère que nous pourrons nous rattraper prochainement. »

Un attachement fort à son pays

Avec trois buts et deux passes décisives lors de la dernière trêve internationale, Bakambu continue d’affirmer son leadership. Il n’est plus qu’à trois réalisations du record historique de Dieumerci Mbokani (22 buts).

« Ce n’est pas une obsession, mais les gens autour de moi me le rappellent souvent. À chaque fois que je marque pour mon pays, c’est comme la première fois. L’émotion reste intacte », reconnaît-il.

Formé à Sochaux, le joueur estime que son passage en France lui a permis d’acquérir « la discipline tactique et le sens du positionnement ». Après des passages remarqués à Villarreal, Beijing Guoan, Marseille, Olympiakos et Galatasaray, il souhaite désormais laisser une empreinte durable avec la sélection congolaise.

« C’est toujours spécial de marquer pour son pays. Aujourd’hui, l’essentiel est de tout donner pour la qualification à la Coupe du Monde. »

“Le football m’a reconnecté à mes racines”

Né et grandi en région parisienne, Bakambu n’avait jamais mis les pieds en RDC avant sa première convocation en équipe nationale.

« Quand je suis arrivé à Kinshasa, j’ai été bluffé. J’avais vu le buzz sur les réseaux, mais rien ne m’avait préparé à l’accueil incroyable que j’ai reçu. »

Depuis, le joueur s’est rapproché de ses origines. Il a visité le Kongo Central, sur les traces de ses ancêtres, et s’investit dans le développement communautaire à travers sa fondation.

« Cela m’a permis de renouer avec mes racines. J’apprends, j’écoute, je partage. Je me reconnais dans ces gens et j’essaie d’aider du mieux que je peux, avec humilité. »

0

Restez informé !

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles de blog, les nouvelles et les mises à jour directement dans votre boîte de réception.

0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x