Le manque d’outils d’assainissement, l’absence de prise en charge et les risques sanitaires auxquels sont exposés les balayeurs étaient au centre d’une conférence organisée ce dimanche 24 mai 2026 par la dynamique Sekera au Centre d’accueil Jolie Rêve 1 à Butembo.
À l’issue de cette rencontre, des évacuateurs d’immondices ainsi que plusieurs habitants ont signé une pétition adressée au gouverneur du Nord-Kivu.
Maître Sekera, coordinateur de cette dynamique, a indiqué que plusieurs balayeurs travaillent sans gants, bottes ni autres équipements de protection, malgré les dangers auxquels ils font face quotidiennement.
Parmi eux, certaines femmes balayeuses témoignent être exposées à différentes maladies à cause des déchets abandonnés par certains commerçants, notamment des matières pourries et des urines déversées dans les immondices.
« Nous travaillons sans protection. Nous ramassons parfois des déchets mélangés à des urines et à des matières sales. Cela met notre santé en danger », a témoigné l’une des femmes balayeuses présentes à la conférence.
Les pétitionnaires demandent ainsi au gouverneur d’instruire les autorités urbaines à fournir des gants, bottes, salopettes, brouettes et balais aux agents d’assainissement afin de protéger leur santé et d’améliorer leurs conditions de travail.
Ils réclament également la suppression de la caution exigée aux balayeurs et demandent que les recettes de la taxe d’évacuation des immondices soient entièrement affectées à ce service public.
Selon eux, plusieurs balayeurs sont des déplacés de guerre ayant fui les massacres des ADF.
Selon Maître Sekera, coordonnateur de la dynamique, de nombreux balayeurs travaillent quotidiennement sans gants, bottes ni autres équipements de protection, s’exposant ainsi à de graves risques sanitaires.
Certaines femmes balayeuses ont témoigné de leur exposition aux maladies liées aux déchets, notamment ceux contenant des matières putrides et des urines abandonnées par certains commerçants
Wivine Kahunga

