Butembo : les autorités sanitaires démentent des fausses statistiques du VIH/Sida sur les réseaux sociaux

Augmentation des cas de VIH/Sida en ville de Butembo, dans la province du Nord-Kivu, mais les statistiques présentées sur les réseaux sociaux sont erronées. Ces informations ne proviennent ni de l’Hôpital Femmes engagées pour la promotion de la santé intégrale (FEPSI) ni de la banque de sang de la zone de santé de Butembo.

Selon une publication diffusée sur les réseaux sociaux présentant les statistiques des personnes vivant avec le VIH/Sida ont augmenté.

« Liste détaillée des cas positifs à Butembo
UAC : 442 cas
UCG et ITAV : 399 cas
Malkia et Lycée Butembo : 350 cas
Motards et chauffeurs : 340 cas
Vallée des écoles + Inst. Kambali : 323 cas
Sion, GTB, Kisune, etc. : 319 cas,…Source : FEPSI Hôpital & Banque du sang Butembo. »
Peut-on lire dans cette publication reçu d’une conseur journaliste et transféré des nombreuses fois dans les groupes watsap.

Démenti

Adelard Kambere, agent superviseur et point focal de la lutte contre le VIH au sein de la zone de santé de Butembo dans un point de presse tenu jeudi 19 février reconnaît que les statistiques des personnes vivant avec le VIH ont augmenté dans la ville , mais pas à ce niveau comme présenté sur les réseaux sociaux. Il précise que lors de la collecte des données, seuls le sexe et l’âge sont pris en compte, sans entrer dans plusieurs détails tels que présentés sur les réseaux sociaux.

« Il y a une statistique qui a augmenté, mais ce n’est pas aussi alarmant que ce qui a été publié. Tout ce qui est dit est non fondé », a-t-il déclaré.

Cette rumeur est également démentie par l’organisation Femmes engagées pour la promotion de la santé intégrale (FEPSI). Madame Marie Kafanya Dorolose, secrétaire exécutive au sein de cette organisation, affirme qu’il ne revient pas au FEPSI de publier les statistiques, mais plutôt à la zone de santé à qui elle envoie les rapports.
Madame Kafanya Dorolose estime que ces informations proviennent de personnes mal intentionnées contre le FEPSI. La banque de sang cité dans la publication ne reconnaît pas aussi cette statistique.

Elle annonce le dépôt d’une plainte contre inconnu.
Le FEPSI, la banque de sang et la zone de santé de Butembo encouragent la population à ne pas se fier aux rumeurs et à venir se faire consulter. Entre-temps. Ces structures rassurent que les antirétroviraux sont disponibles.

Claudine Mulengya

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