Depuis plus de vingt ans, la région de Beni est meurtrie par les atrocités de groupes armés, notamment les ADF. Le drame de la famille Lufungula illustre l’ampleur des souffrances causées par une gouvernance sécuritaire défaillante.
Des victimes transformées en suspects
En 2017, après avoir survécu à un enlèvement, Teddy Lufungula et sa famille signalent leur cas aux autorités. Au lieu d’une assistance, ils sont accusés de collusion avec les rebelles et transférés à Butembo, où ils subissent détention et torture. Michel Kuka, beau-frère de Teddy, y aurait trouvé la mort.
Des répercussions dramatiques
Le traumatisme frappe toute la famille : la mère de Teddy meurt de dépression, Jacqui s’engage dans la LUCHA mais succombe à une crise cardiaque après des menaces policières, et le colonel Odifax Mulemba, soutien financier de la famille, est arrêté et emprisonné à Kinshasa.
« Nos vies ont basculé dans une spirale de souffrance et d’injustice — Proche de la famille Lufungula »
Évasions et survie
Certains n’échappent à la mort que grâce à l’aide discrète d’amis travaillant dans les services de sécurité. Une évasion nocturne aurait permis à Teddy de sauver sa vie.
Les zones d’ombre de la lutte antiterroriste
Ces récits mettent en lumière une frontière floue entre lutte légitime contre le terrorisme et violations des droits humains. Dans un contexte où des influences extérieures s’ajoutent aux enjeux internes, l’État congolais reste tenu de protéger ses citoyens.
Appel à des enquêtes indépendantes
Ces accusations nécessitent des enquêtes sérieuses et impartiales. Même en période de guerre, la protection des droits humains reste un impératif pour tout État de droit.
*Note éditoriale : Ces informations sont basées sur des témoignages recueillis.*