La gouvernance sécuritaire en crise malgré la mission régalienne de l’État d’assurer la sécurité des personnes et des biens, les habitants de Beni et Butembo continuent de subir violences, arrestations arbitraires et actes de torture. Cette réalité met en lumière les profondes failles du système sécuritaire congolais.
« Nous avons été traités comme des coupables alors que nous étions des victimes — Témoignage recueilli à Butembo »
Des accusations graves contre les forces de sécurité
Dans l’Est de la RDC, marqué par des conflits armés récurrents, de nouvelles accusations ciblent les forces congolaises. Elles sont soupçonnées de détentions arbitraires et de sévices graves, soulevant de sérieuses questions sur le respect des droits humains.
Le cas Peruzi Dieudonné
En 2019, Peruzi Dieudonné, homme d’affaires de Butembo, est arrêté et accusé de soutenir les rebelles et d’avoir facilité une évasion de prisonniers. Son nom s’ajoute à une liste de notables incarcérés, parmi lesquels l’ancien maire de Beni Nyonyi Bwanakawa ou encore Mme Kavira Jetu, présidente de la FEC locale. Ces arrestations, bien que présentées comme nécessaires à la lutte contre l’insécurité, interrogent sur la légalité des procédures.
Le calvaire de la famille Lufungula
Kidnappés en 2017 avec une trentaine de personnes, dont des mineurs candidats aux examens d’État, Teddy Lufungula et sa famille ont vécu un enfer dans la brousse du parc des Virunga. À leur libération, au lieu d’être protégés, ils furent accusés par la police de complicité avec les rebelles.
« Au lieu d’aide, nous avons reçu des accusations injustes — Rescapé de Beni »
Un système à repenser
La protection des civils doit être au cœur de l’action militaire et de la MONUSCO. Cela implique une meilleure compréhension des besoins de la population et une adaptation des stratégies. Sans ce changement, la population restera la principale victime des conflits.
*Note éditoriale : Ces informations sont basées sur des témoignages recueillis.*