La terreur persiste dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu, où les rebelles ADF continuent de semer la mort. Selon la société civile, au moins 800 civils ont été massacrés en cinq mois, principalement dans le secteur de Bapere et la chefferie des Baswagha. Les attaques visent surtout les paysans dans leurs champs, avec de nombreux cas d’enlèvements signalés.
Des villages entiers comme Makumbu, Vuyinga ou encore Kiseghe restent jonchés d’ossements humains. « Les rebelles exécutent leurs victimes et les abandonnent à même le sol », dénonce Moïse Kahuyu, acteur de la société civile locale.
Malgré la présence conjointe des FARDC et de l’armée ougandaise (UPDF), les violences se poursuivent, forçant la fermeture de plus de 60 écoles depuis quatre mois. La société civile appelle à une intensification des opérations militaires pour mettre fin à l’insécurité et restaurer l’autorité de l’État