Une situation alarmante s’installe dans les territoires de Mambasa et Irumu, au cœur de la province de l’Ituri. Selon une alerte lancée sur sa page Facebook, Christophe Munyanderu, coordonnateur de la Convention pour le Respect des Droits de l’Homme (CRDH), les agriculteurs de ces régions sont contraints de payer une somme de 10 dollars aux présumés rebelles ADF (Forces Démocratiques Alliées) pour obtenir un jeton d’accès à leurs champs.
Ce jeton, présenté par les terroristes comme une « carte d’identification », ne constitue en réalité qu’un stratagème supplémentaire d’extorsion et de contrôle. Avant sa remise, les ADF exigeraient une photo de l’agriculteur, renforçant ainsi la pression psychologique et la peur au sein des communautés locales.
Une menace silencieuse qui s’étendCette pratique inquiétante s’ajoute à une série d’exactions et de pratiques d’intimidation dans une zone déjà marquée par des années de violence. Selon la CRDH, malgré les alertes répétées de la société civile et des organisations de défense des droits humains sur la résurgence de bastions ADF dans ces territoires, aucune mesure efficace n’a été prise.
La présence sur le terrain de l’opération militaire conjointe FARDC-UPDF (SUJA) n’a manifestement pas suffi à contenir cette menace. Les populations civiles se sentent abandonnées et sans défense face à des groupes armés qui prennent désormais des allures d’autorité parallèle.Un appel urgent aux autorités nationalesLes autorités militaires et politiques, tant provinciales que nationales, sont appelées à réagir d’urgence.
Les élus des territoires de Mambasa et Irumu doivent porter haut cette problématique pour que des mesures concrètes soient prises afin de sécuriser les agriculteurs et mettre fin à cette entreprise criminelle.
Rédaction