« La première décision à prendre avant toute dépense devrait être l’épargne. » C’est le conseil d’Alfred Kamate Siviri, président du Conseil d’administration de la Plateforme des coopératives d’épargne et de crédit (COOPEC) et des institutions de microfinance (IMF) de Butembo, également directeur général de la SMF TID.






Il l’a exprimé ce samedi 31 octobre 2026, à l’occasion de la Journée internationale de l’épargne, célébrée à Butembo, au Nord-Kivu, à travers une conférence réunissant les responsables et cadres des institutions financières.
Placée sous le thème « Renforcer l’épargne en monnaie nationale à l’ère de la dématérialisation des paiements en devises étrangères », cette rencontre a permis aux participants de réfléchir aux défis du secteur financier, notamment la réglementation bancaire, la promotion de l’épargne en francs congolais et les perspectives d’évolution des institutions financières.
«Définition générale de la dématérialisation : Elle consiste à utiliser des canaux alternatifs et de la technologie afin de lutter contre l’exclusion liée à l’accessibilité, ce qui concerne la dématérialisation de tous les produits. Dématérialisation des transactions en devises : C’est une démarche visant à ramener la souveraineté du pays vers l’utilisation des francs congolais. Retour à la souveraineté monétaire : Cela implique d’utiliser les dollars dans les canaux alternatifs, ainsi qu’au niveau de la monnaie scripturale, c’est-à-dire dans les transactions de compte à compte auprès des établissements de crédit.»
Organisée par la Plateforme des COOPEC et des IMF de Butembo, en collaboration avec l’APROCEC et l’ANIMF, cette activité a été marquée par plusieurs exposés. Les échanges ont notamment porté sur la réglementation des établissements de crédit et des sociétés financières, les défis auxquels sont confrontées les COOPEC et les institutions de microfinance, ainsi que les perspectives du secteur.
«Difficultés administratives des déplacés : Les personnes ayant quitté les zones sous occupation rencontrent des difficultés pour obtenir leurs documents (notamment les cartes), ce qui complique la réouverture de leurs comptes bancaires. Des recommandations ont été formulées pour les aider à se réintégrer dans les activités économiques de leurs zones actuelles. Coupures d’accès : Des ruptures d’accessibilité persistent entre les villes et les zones rurales. Manque de synergie avec les institutions financières : Les banques commerciales et les institutions de microfinance ne suivent pas pleinement la synergie prônée par la Banque centrale, selon laquelle les banques commerciales ne devraient pas considérer les Coopératives d’épargne et de crédit (COPEC) et les IMF comme des concurrents, mais plutôt collaborer afin de faciliter la récupération de leurs excédents d’épargne pour répondre aux besoins de crédit et de liquidités de la population.»
Cette journée du 31 octobre 2026 a ainsi visé à promouvoir une culture de l’épargne en monnaie nationale et à encourager la population à adopter de meilleures habitudes de gestion financière. Pour les organisateurs, l’épargne constitue un levier important pour faire face aux imprévus, réaliser des projets et contribuer au développement économique.

