L’état de santé de Clovis Mutsuva, militant détenu à l’Auditorat de garnison de Beni, se détériore et nécessite une prise en charge médicale appropriée, selon des informations médicales provenant de la prison centrale de Beni-Kangbayi.
Le militant souffrirait d’une gastrite post-intoxication, nécessitant un suivi médical régulier et des soins adaptés. Cette situation préoccupe davantage ses proches alors qu’il demeure en détention.
Dans une lettre datée du 6 août 2026, le chef de l’établissement pénitentiaire de Beni, adressée aux autorités pénitentiaires, relaie la demande du médecin de la prison centrale de Beni. Ce dernier sollicite l’intervention des autorités afin de renforcer le dispositif de surveillance autour de Clovis Mutsuva.
Le médecin recommande notamment l’affectation de policiers supplémentaires afin de permettre son transfert et son suivi médical à la Clinique Santé Plus de Beni. Cette demande serait motivée par l’insuffisance des effectifs de police affectés à la surveillance des détenus nécessitant des soins médicaux au sein de la prison.
Clovis Mutsuva a été arrêté dans le contexte de ses dénonciations des massacres récurrents enregistrés dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu. Il est accusé d’apologie ou de propagande des atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation, d’actes de terrorisme, de crimes contre la paix et la sécurité, ainsi que de propagation de faux bruits, des infractions prévues par le Code pénal militaire congolais, Livre II.
Face à la détérioration de son état de santé, ses proches restent préoccupés par son accès aux soins appropriés. Le renforcement de sa surveillance apparaît ainsi comme une mesure nécessaire pour permettre son transfert vers une structure médicale et assurer la continuité de sa prise en charge.

