
« La police et l’armée devraient montrer leurs biceps sur la ligne de front contre l’ADF, et non contre les paisibles citoyens », a dénoncé Kapitula Mbembete, acteur citoyen, alors que Butembo tournait au ralenti jeudi 11 septembre lors d’une journée « ville morte » organisée en mémoire des victimes des massacres à répétition dans les territoires de Beni et de Lubero.
La mobilisation pacifique a dégénéré en affrontements entre la police et des manifestants. Des tirs à balles réelles ont été entendus et plusieurs blessés ont été signalés. La police a également utilisé des gaz lacrymogènes, tandis que les protestataires ont érigé des barricades et incendié des pneus.
Plusieurs artères principales, dont Centre-ville – Vuhira, Centre-ville – Mutsanga et Centre-ville – Nziapanda, ont été bloquées. La majorité des commerces, banques et pharmacies sont restés fermés et la circulation très limitée.
